NUMEDIA-ART

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dimanche 27 octobre 2013

SHOW OFF : l'art numérique, entrée dans le marché de l'art

                                                                                      Univers-Iles de Hugo Verlinde, sculpture, vidéo

SHOW OFF : l'art numérique, entrée dans le marché de l'art

SHOW OFF présente pour sa 8ème édition plus de 180 œuvres d'art numérique. Cette foire d'art 2013 pose clairement l'art numérique en terme de marché de l'art et non plus comme une éternelle innovation en marge de l'art contemporain. Le choix de Dominique Moulon, directeur artistique, est pour beaucoup dans ce nouvel ancrage. Il figure parmi les pionniers de ce réseau de théoriciens de l'art, universitaires, plasticiens et programmateurs culturels, qui ont contribué à faire connaître ces artistes entre 1995 et 2000. Il s'est allié avec le Québec pour donner une dimension internationale au « show ». Cet ancrage affirmé dans l'art contemporain et l'entrée marché de l'art rejoint le parti pris de la galerie Charlot où les œuvres d'Antoine Schmitt, ballets quantiques,  côtoient celles de Pontus Carle, huiles et collages papier, dans une même exposition (Jusqu'au 23/11/2013).

                                                                Swarm d'Antoine Schmitt http://www.galeriecharlot.com/


La Galerie Charlot avait exposé Jacques Perconte ( « J'ai plongé dans le numérique en 1995 » dont l'oeuvre Santa Maria Madalena (film génératif 2013) est présente à Show Off. A Show Off des œuvres iconiques comme l'installation Portrait interactif d'Osar en temps réel (2005) de Catherine Ikham et Louis Fléri, où un visage virtuel énigmatique suit lentement le visiteur qui lui fait face (Galerie Albert Benamou). D'autres artistes à découvrir ou redécouvrir : coup de cœur pour Univers-Iles de Hugo Verlinde ou Light Canvas II de Joannie Mercier. Se laisser fasciner par les jeux de lumière, de pixels, le grain de la vidéo, ou l'explosion de couleurs du déploiement génératif en temps réel.

De l'installation monumentale à l'oeuvre modulaire

Les artistes connus pour leurs installations on fait l'effort de rendre « domesticables » - selon le mot amusant de Djeff - leurs œuvres monumentales en les présentant sous une forme plus accessible aux collectionneurs : « extraits » d'installations à formats modulables, encadrements classiques, formats "tableaux", photographies sous Diasec, ou encore sculptures et objets sorties des imprimantes 3D, technologie avec laquelle on devra compter. Ainsi Miguel Chevalier (dont on peut visiter actuellement l'exposition personnelle http://www.cda95.fr/en/node/891 POWER PIXELS 2013 au CDA d'Enghien-les-Bains), connu pour ses installations parfois monumentales comme Power Pixels Carrières de Lumières aux Baux de Provence (2012), expose à Show Off Nuage Fractal, 2013, œuvre générative de réalité virtuelle superbe ET manipulable (sur écran LCD). Djeff a conçu Breeze une installation interactive de type monumentale de 10 m sur 10 m qu'il a domestiqué « à taille réduite de 60 cm2 qu'on peut accrocher sur le mur ». L'oeuvre est modulaire. Il a utilisé des ventilateurs, objet usuel : lorsque le spectateur est face à l'installation, on lui fait croire à une machinerie complexe, on simule une interaction, alors qu'il s'agit de composants électroniques simples, un simulacre de technologie. Faire prendre conscience que « souvent la technologie peut être une poudre aux yeux », et qu'il faut « se l'approprier avec les bonnes références », porter une « autre regard  sur la technologie qui nous entoure » .

Eurasia de Pascal Dombis est une immersion dans des dizaines de milliers d'images associées à des couleurs primaires, confrontation entre le sens des couleurs d'Asie et d'Occident dont l'animation est plus classiquement cinétique que virtuelle. Maurice Benayoun dont on se souvient que l'installation d'envergure qui était à l'entrée du Grand Palais ou encore à Ars Electronica expose des extraits sous Diasec de ses installations, comme avec à chaque fois une valeur ajoutée comme par exemple différents titres qui changent le sens d'une même œuvre. Il continue dans la voie des jeux de la fiction et des symboles dans l'espace public. L’œuvre achetée l'est-elle pour elle-même ou pour la piqûre de rappel sensible de l'expérience mémorable ? Question ouverte à poser aux visiteurs et collectionneurs.

Les Nouveaux supports de l'art

Les artistes dans le contexte de Show Off ont également fait l'effort de tester de nouveaux supports. Ainsi on pouvait voir Samuel Bianchini manipuler  des tablettes numériques pour en tester la qualité pour l'accueil deAll Over présentée au Jeu de Paume

Catherine Nyeki continue à nous fasciner avec ses micro-organismes imaginaires et présentait sous globe des images extraites de ses vidéos HD MimetiKa (Globulus) tirage unique de 20 pièces qu'on peut encore acquérir pour un prix raisonnable.

Une sculpture sortie d'une imprimante 3D trônait sur le stand de Miguel Chevalier.

Le soir du 22 octobre )Thomas Cheneseau nous a convié via à une performance ou la présentation en temps réel d'une galerie virtuelle ( à retrouver sur http://spamm.arte.tv/  Sous la direction curatoriale de Reynald Drouhin, sur le thème du drapé de données, on pouvait expérimenter de façon jubilatoire des œuvres vivantes vibrer et s'animer sur des sites Web dédiés – y compris des images GIF - sur une galerie Internet relevant de la catégorie net art dont incident.net a été pionnier.


Ci-contre MimetiKa (Globulus Catherine Nyeki


jeudi 19 juin 2008

Suivez ARTANK...


L'aventure continue sur artank

http://www.artank.fr

samedi 9 février 2008

Statements : "Under my skin", video show


Carine Le Malet in front of By the kiss a video by Yann Gonzales with Kate Moran (2006)

If you are looking for some fresh new bold territory in art here  is a tip : "Under my skin" video show January 12 February 9 at Magda Danysz Gallery Galerie Magda Danysz is situated in Paris : 78 rue Amelot 75011 Paris. Tél/fax  01 45 5183 38 51

If you missed the show, look for the artists. In an image-saturated world the videos selected by Carine Le Malet have a rare quality : they make us stop, watch and listen. These images are statements, killing us softly with their words or somtimes without words. "Je suis une bombe"says Elodie Pong and it is hard not to go on watching her perform pole-dancing in a Panda outfit, "Je suis sublime". Silent statements, subtle statements, loud and rude statements, understatements, every video has something to say with images and sound and no long text delivering a "message".

An independant curator in charge of programming at LE CUBE Carine le Malet has a prospective flair for youg and promising talents. The video story at Magda Danysz started with "Under influences" . "Addiction" was the topic of what became a monthly rendez-vous so that people could get used to the medium says the galerist Magda Danysz. The thing to remember is to forget everything about video art of the 70's 80' 90'  : video today has more to do with the fact that access to technique is open and leaves place to a variety of technical choices and personal expression. All is said in 5 or 6 minutes. Smooth Philips Ambilight screens give a visual unity to the show.

Pas ou peu d'effet spéciaux et de 3 D spectaculaire dans ce choix de vidéos d'artistes "Je ne suis pas là pour faire Star Wars" dit Carine Le Malet. En présentant des oeuvres troublantes et actuelles elle vise un public de jeunes collectionneurs aisés sensibles à l'art. Le titre "Under my skin" est évocateur de tatouages, piercing,  et autres emblèmes gothiques. Bien que souvent vêtue de noir et même si elle est fascinée par l'art de l'extrême où le corps  endure  suspension ou brulures, Carine  n'est "ni goth ni punk" et encore moins nihiliste. Juste curieuse de ce qui permet de se dépasser, de sortir de soi. Quoi de plus provocateur que cette tenue grotesque de panda pour esquisser une danse erotique, celle qu'on pratique dans les gogos dancing de Sunset Boulevard ou de Pigalle? L'artiste Elodie Pong, (Suisse) avec "Je suis une bombe" oscille entre  la toute puissance et la fragilité, "je suis le regard des gens sur moi"...elle s'expose pour exposer, à fleur de peau, explosive, tour à tour danseuse ou dangereuse. Dans "No, no, no", (boucle vidéo, 2007) une jeune femme sourit et joue de la guitare. R.A.S?  Et bien si justement, derrière ce sourire en gros plan, l'horreur...oui mais de quoi? On ne le sait pas, mais dans ce regard de face, comme une menace, une peur, pour elle, pour nous.

                 Inquiétante étrangeté : le regard de Mathylde Demarez dans la vidéo en boucle d'Elodie Pong (Suisse).

Une femme encore ( Kate Moran) qui, appuyée contre un mur,  se laisse embrasser par des passants :  "By the kiss" de Yann Gonzales (France 2006) est une vidéo en noir et blanc. Une étrange dolce vita que cette série de baisers tour à tour voraces, violents, féminins, masculins, qui laissent l'héroïne chaque fois un peu plus lasse, tremblante. Un peu comme dans la vie, un baiser peut être volé, vide de sens, un baiser peut laisser exsangue, solitaire. Un baiser ce n'est pas forcément l'amour, un baiser peut être aussi le comble du manque d'amour quand il dévore, prend et passe sans rien donner. "Film muet, donc, mais musical aussi, car chaque baiser, chaque figure, y joue pour moi le rôle d'un instrument". La musique originale de M83 accompagne cette descente aux enfers. Marianne Maric est une femme amazone qui connaît son pouvoir de destruction. Les filles-lampes "live", statues en série, le soir du vernissage, c'est elle. Elle compose la lumière de ces femmes-objets, comme elle met en scène des ingénues mercenaires dans "une esthétique " trash-glamour ". Dans la peau d'un autiste avec Zwischen Sehrinde und Mandelkern " ("Entre la région optique et les amydales", Allemagne, 2007)  : Stefan Ringelschwandtner apprend qu'il est autiste assez tard, et il a le sentiment qu'il perd la faculté de capter les signaux qu'on lui envoie. Il se gratte jusqu'au sang mais ne ressent pas de douleur. Toutes ces différences sont exposées factuellement. "Le film parle de ces choses que je faisais quand j'étais enfant… comme jouer avec des legos, mais sans construire des maisons."Ce qu'on ne pourrait ni sentir ni compendre en parlant à un autiste, on le perçoit via l'oeuvre vidéo, qui rend perceptible et proche l'indicible. Her Dance de Chloe Tallot ( France, boucle vidéo, 2007) met en scènes des femmes ou plutôt LA femme actuelle : "Pure, exigeante, frondeuse, délurée, inquiète, séduisante, la femme d'aujourd'hui" vue par l'artiste. Cette performance en boucle est significative de l'ensemble de l'exposition, où le sentiment d'identification, ressort cinématographique classique qui nous avait depuis longtemps quitté, resurgit avec ces oeuvres d'artistes qui décrivent les codes de l'époque, nue, complexe, riche, révoltante, renaissante, dans laquelle chacun se reconnaîtra.

Acheter une de ces vidéos : de 800 euros à 3000 euros;  parfois beaucoup plus; la vidéo est  - comme la photo - numérotée et signée, vendue sous forme de DVD.

jeudi 31 janvier 2008

IN BED WITH NAO ...at La Cantine Paris Silicone Sentier

I WANT YOU NAO http://www.aldebaran-robotics.com/

In love with nao the cute cute little robot shown at the opening of La Cantine another new media place in Paris where Fing (Fondation Internet Nouvelle Generation) sets its new location. Lots of parmigian cheese and talents from digital worlds and lots of biz cards exchange. Some word in French to celebrate a place for collaborative work, networking, prospective and other Future goodies. I met many digi artists that are friends or will be.




En vidéo : Christophe Aguiton d'Orange sur le Web 2.0 , les bar-camps, les co-workers 'qui viendront pour une demi-journée" et la coopération sur Orange-innovation

Des tonnes de parmesan et une profusion de talents du numérique pour l'inauguration de La Cantine le 30 janvier qui abrite au premier étage les nouveaux locaux de la FING, Fondation Internet Nouvelle Génération. Nouvelle preuve que Daniel Kaplan et son équipe savent rebondir habilement dans leur domaine de compétence : la prospective.

Daniel Kaplan (au centre)  délégué général de la FING Fondation Internet Nouvelle Génération dans le nouvel espace de La Cantine

Dans cet « Espace pluriel de création, d'expérimentation et d'innovation dédié aux technologies numériques au centre de Paris, en plein coeur de la Région Ile-de-France », j'ai adoré le robot nao, croisé plein de mes artistes favoris Olivier Auber dont l'oeuvre mythique http://poietic-generator.net/ va de mutation en mutation et de futurs en fururs, dont une des incarnations est celle d'Albertine Meunier. avec « The big Picture » , Mâa Berriet et son équipe qui seront en résidence pendant 4 mois « pour réaliser la production d'un dispositif interactif de projection sol et mur « dialogue avec le Futur », Timothée Rolin (bientôt ADaM project version 2008). Et puis de nouveaux venus déjà repérés comme LLND, repérés à DIVA 2007 et qui seront à la Biennale de Pekin avec CT-sports01 (Compression temporelle sonore).

Les projets présentés au Carrefour des possibles de la FING nourissent le showroom, comme netineo ou Radio WiFi IP.

Au menu de la Cantine des rendez-vous gourmands et alléchants

A noter :

  • Le 1 février « Deconstructiong Web 2.0 » où interviendront Christophe Aguiton et Dominique Cardon, les têtes chercheuses d'Orange
  • Les aperos du futur loragnsiés par La fabrique du Futur et Anne-Caroline Pancot. Le 6 février : couleur et prospective.
  • Suivi par - Fanny Georges de l'Observatoire des Mondes numériques qui posera la question « L'avatar est-il l'avenir de l'homme? »

  • L'Inde pour les PME le 13 février

  • Et le 14 février lancement du livre de Gutenberg 2.0 par Malo Girod de l'Ain auteur et éditeur Web.

  • Albertine Meunier propose en mars un Tea Time avec des seniors de plus de 77 ans, un atelier découvertes Internet

Mais le plus impressionnant des êtres humains de cette soirée reste le robot nao http://www.aldebaran-robotics.com/qui sera proposé en collector à la fin du printemps 2008 au prix modique de 3000 euros. Son design avec camera frontale et écouteurs sur les côtés ne l'empêche pas d'être un adorable et touchant compagnon. On pense au 3ème âge bien sûr, mais aussi, disent ses concepteurs, aux autistes qui vont pouvoir communiquer avec un robot plus facilement qu'avec un être humain. On les comprend.


Les parrains de la cantine sont Slicon Sentier, sont la région Ile de France Silicon SEntier, , Cap Digital,  Orange et la FING bien sûr.
En savoir plus http://siliconsentier.org/ et surtout : y aller.
La Cantine

151 Rue Montmartre, 12 galerie Montmartre
75002 Paris



mardi 4 décembre 2007

L'art, l'artiste, la galerie : un nouveau lieu pour numeris causa

"Comme Marilyn Monroe, confiez-nous vos plus belles photos, et plongez dans l'univers de la création des peintures à champs colorées des années 1960". Au moment où un site  cite approximativement Andy Warhol pour nous proposer des tirages '"pop" , il est intéressant d'extraire de Popisme (Andy Warhol et Pat Hackett, 1980, 2007 Flammarion pour la traduction française)ce jugement :"Pour réussir en tant qu'artiste, il faut montrer son travail dans une bonne galerie, pour la même raison que Dior ne montrera jamais ses pièces originales chez Woolworth."

Une galerie "qui s'occupe de son artiste, le promeut et veille à ce que son travail soit montré aux gens qu'il faut", est-ce le pari du nouveau lieu de numeris causa qui a ouvert ses portes ce jeudi 29 novembre par une exposition collective d'artistes "représentatifs"? "Orientée depuis sa création vers la diffusion des arts interrogeant la technologie, numeriscausa met aujourd’hui l’accent sur leur inscription décomplexée dans le champ de l’art contemporain afin d’en souligner les enjeux actuels : modification de la relation du spectateur à l’oeuvre, émergence de nouvelles narrations, mutation du statut des artistes et des collectionneur".

Reynald Drouhin Monochrome (détail)

Dans un espace restreint immaculé, peu d' oeuvres mais mises en valeur : Moi toucher toi de Gregory Chatonsky était d'ailleurs vendu le soir du vernissage d'après la directrice adjointe de la galerie  Julie Miguirditchian tandis qu'un discret détail encadré de Monochrome noir de Reynald Drouhin éveillait la curiosité de collectionneuses. A exposer "dans son salon" comme trace sensible d'un dispositif ambitieux : « Monochrome(s) RVB » est un projet Internet génératif", on a  a pu le voir à une autre échelle installé aux galeries Poirel  et en projection sur un mur à la Friche Belle de mai. Il est à noter que tous ces artistes sont exposés en ligne et sont souvent leur propre théoricien, s'exprimant avec précision sur leur démarche.

A l'entrée un Christ Mourant"synthétique" (Shine – Arik Levy- Antoine Schmitt, (Sur-natures - Miguel Chevalier), (Beauty By - Christophe Luxereau, Sniper de Samuel Bianchini n'était pas encore visible.

Attracteurs étranges, Miguel Chevalier 2007  (catalogue Seconde nature)

La réussite : la mise en évidence pour un public plus large d' un art qu'on peut non seulement regarder, activer, comparer, toucher par l'intermédiaire du dispositif interactif, mais aussi acheter pendant que les prix sont ceux d'une avant-garde encore à l'état de réseau confidentiel, même si tous les artistes présents dans la galerie sont très actifs sur la scène française et internationale.

numeris causa

Galerie numeriscausa / 53 boulevard Beaumarchais 75003 Paris / + 33 1 42 78 24 26

Du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous /

contact@numeriscausa.com / www.numeriscausa.com /

lundi 19 novembre 2007

Les avant-gardes sale


source image : http://www.conceptual-art.net  ROBERT FILLIOU Information Box 1973

Artists' books, rare catalogues, documentation, etc... will be presented in a private sale/exhibition organized by Florence LOEWY, Emmanuel HERVÉ, Arnaud FRÉMAUX and Ghislain MOLLET-VIÉVILLE
Adresse:5, rue Gauguet
75014 Paris

informations: http://www.conceptual-art.net/lesavant-gardes.html
Une information de : 
Ghislain Mollet-Viéville
Agent d'art
Expert près la Cour d'Appel de Paris
Membre de l'Association

OUTLAB 07 à la Bellevilloise

Présentation d'OUTLAB 07 (le CiTU + La Bellevilloise). OUTLAB est un rendez-vous régulier de présentation des recherches et des projets de création récents ou en cours de développement.J'aimerais bien voir la présentation de Terra Numerica (Projet labellisé par le pôle de compétitivité Cap Digital) et aussi Jean-Louis Boissier, Samuel Bianchini, Maurice Benayoun...


...mais il faut choisir, marcher ou écrire. "Terra Numerica comme la préfiguration d’un système global d’information fondé sur une base de données géographique 3D permettant d’accéder de façon dynamique à l’ensemble des contenus disponibles au service de l’utilisateur, qu’il s’agisse du touriste ou du professionnel, des collectivités ou du grand public." Programme sur le site du CiTU.

dimanche 18 novembre 2007

DiVA 2007

Source image : Walsh Gallery The Stage , Jongbum Soi, DIVA NY performance, video and sound, 2006, 

"The process of capturing events that are invisible to others with your own eyes becomes art." (Shigeko Kubota, DiVA 07 catalogue)

The strike in France going on, we had a hard time getting to DiVA though at the Palais Royal in the center of Paris. We missed screenings and other  VIP goodies. Finally we made it on Sunday 18, and it was an interesting quiet meeting with young  corean artists all so eager to comment their work. Nam June Paik heritage was definitively somewhere around DiVA, along with a tribute to Shigeko Kubota - at least in the catalogue.


On se souviendra de l'émouvant hommage à Nam June Paik au Centre Pompidou le 2 octobre 2006, largement orchestré par Anne-Marie Duguet professeur à l'Université Paris I et directrice de la collection Anarchives. Hommage en présence de Shigeko Kubota, veuve de l'artiste. Ce qu'on sait peut-être moins moins c'est que Naim June Paik né en 1932 à Séoul (Corée) a influencé toute une lignée de jeunes artistes coréens. C'est ce qu'on découvre à la Walsh Gallery (Chicago) Notamment,  Jongbum Choi, qui illumine d'une fresque virtuelle le soir de l'ouverture de DiVA la façade du Louvre des Antiquaires à Paris où a lieu la troisième édition de manifestation du 15 au 18 novembre.

Last judgment in Cyberspace Miaio Xiaochun courtesy of Walsh Gallery, Chicago

Parmi les autres artistes présentés à la galerie,  Zhou Xiaohu et une étrange histoire de combat entre l'homme et la femme qui se joue en tatouages animés sur les corps (The Gooey Gentleman, video, 4m 22s). Le corps est aussi l'élément central de la vidéo de Miaio Xiaochun Last Judgement in Cyberspace, Where Will I go? (DVD HD 2006), corps de l'artiste, sculpture digitale qui prend son envol, marche et court au ralenti sur les nuages de l'espace virtuel. Pour se nouer à d'autres corps et ériger des compositions, réminiscences d' oeuvres occidentales célèbres. Lea questionnement de l'artiste au début de la vidéo, en substance "où allons-nous?", "ou devons-nous aller?" s'adresse à la condition humaine divisée entre virtuel/réel et à l'artiste asiatique face à l'influence occidentale, doit-il la subir, s'en inspirer ou s'en dégager? Prix de vente à DiVA : 13 700 euros.

La Blogosphère de Larsen, reflet chez un visiteur de DiVA

A la galerie KernotArt Argentine Lee propose Database panorama (2007), une vidéo bien huilée de payasage urbain, déconstruction de la Tour Eiffel  qui se poursuit à l'infini. Aimablement gadget (en apparence) LLND propose d'enregistrer la performance unique du collectionneur manipulant une "sculpture participative", sur clef USB (450 euros).  Il y eut des amateurs. Dans les couloirs, un ex-journaliste et critique de Technikart Robin Dillon présente ses photocollages, visages illuminés d'une texture unique trouvée par hasard, des plumes  d'une tribu péruvienne. Je regarde une des dernières projections proposées tout au long de la manifestation, c'est justement une vidéo de Shigeko Kubota, éclats métalliques aux couleurs RVB.

La grève en France a été un obstacle pour se rendre aux divers rendez-vous proposés, plutôt bien pensés et démocratiquement offerts cette année par Eric Mezan Directeur d'Art Process et La navette de l'art contemporain et Thierry Alet Directors of Exhibitions (frereindepedent.fr, New York).  J'ai manqué le voyage organisé jusqu'à l'abbaye de Maubuisson pour visiter l'exposition Douce France de Olga Kisselva (octobre 2007 février 2008). Rendez-vous futur à l'Abbaye :  "L'art contemporain pour qui?" organisé avec le CERAP le 27 novembre de 9h à 17h 30.

On trouvera dans le catalogue de DiVA, Digital and Video Art Fair, A tribute to Shigeko Kubota sponsorisé par Mamie Nova le descriptif de la manifestation, artistes, galeries. Et un compte-rendu dans la critique.org qui organisait un "smart brunch" le vendredi 16 novembre, avec des critiques et des professionnels de l'art vidéo rencontre initiée par Christian Gattinoni, critique d'art et rédacteur en chef de lacritique qui multiplie les partenariats avec les évenements artistiques.

L'apesanteur des corps qui semblent vouloir se libérer du réel pour vivre un vie plus light et plus lumineuse dans l'espace virtuel semble être un leit-motiv de cette édition 2007 de DiVA. On retrouve le corps de l'artiste Youn Aiyoung flottant au dessus des ponts de Paris et dans les nuages, avec un trait plus appuyé et moins "numérique" dans les vidéos Abysse et Floating Time (2006, galerie Bretesché) et sur une installation ou la vidéo, corps générique d'homme en marche, se reflète sur un caillou à la rondeur zen. C'est à la Heart galerie qui se veut le rendez-vous des collectionneurs d'art vidéo qu'on appréhende le mieux la variété des supports numériques, photo, vidéo objet (lampe, télévisions, sculptures, écrans)  : une incitation à la collection que sous-tend les prix très abordables.  Une lampe Blogosphère (2007) de Larsen, globe à base de touches de clavier d'ordinateur, acier brossé, plexi rouge. Corps et robots dans une pièce impeccablement finie de Yan Minh, vidéo HD, aux alentours de 7000 euros - alors que la production en aura coûté 50 000. Pour Jean-Philippe Aka, coordonnateur de l'espace, les prix français n'ont aucun rapport avec les prix américains, où il y a un véritable marché pour ce type d'art.

Art Process http://www.art-process.com/  Navette de l'art contemporain
Miami 7, 8 , 9 décembre 2007
"The simple, modest approach of the PooL Art Fair offers an exciting alternative to the "art fair" experience for dealers and collectors as well as the general public."

samedi 17 novembre 2007

I looooooooooooooooove Geneviève Gauckler


source image : Geneviève Gauckler's works and portfolio.

I Love Geneviève Gauckler I found about her thanks to Jerôme Delormas La ferme du Buisson and bought and offered her books. We wrote about her in numedia-edu.

Cover for Le Monde 2 November Saturday 17 this week-end.  See also inside Le Monde 2 Reynald Drouhin photographs in "Plus belle ma vie en ligne"  And his work on incident.net.


Today saturday 17 I will not miss in Paris ...

  • DIVA this morning :

screenings second chance...

  • la cité des sciences :

Nethique

  • betonsalon opening
A new space for art...? "Centre d'art et de recherche..."

Let's walk...

What I did not miss...Martha Rosler Library

I love INHA...


Source image : e_flux : http://www.e-flux.com/shows/view/4813

Martha Rosler et Anton Vidokle

Martha Rosler Library

Vernissage le 14 novembre 2007 à partir de 18h30

en présence de l’artiste

Exposition ouverte du mardi au vendredi de 13h à 18h
et le samedi de 14h à 19h
Entrée libre

Institut national d’histoire de l’art
Salle Roberto Longhi
2 rue Vivienne
75002 Paris
accès : 6 rue des Petits-Champs

Well I missed  November 15 " Martha Rosler et Anton Vidokle s’entretiennent avec Stephen Wright pensionnaire à l’INHA, dans le cadre du cycle de conférences : L’art contemporain et les savoirs hétérodoxes"

I love Stephen Wright...

Openings! What I missed! Vernissages! Ce que j'ai manqué....

Opening of Paris PHOTO on Wednesday 14

Stille time to visit Carousel du Louvre next to Louvre 99 rue de Rivoli  ...

Opening of DIVA Digital and Video Art Fair at Louvre des Antiquaires on Thursday 15 (strike...mental laziness...stuff to write...)

Still time to visit Louvre des Antiquaires 2 place du Palais Royal ...and watch the shows, visit the 19 international galleries. "The next art is here says Eric Mezan" of

DIVA OFF at Flateurville and Daphné Le Sergent video work...

Worth to see her work, she write so well :

"Tout près de la vie : l’artiste et le monde se confondent d’abord dans le flux de l’expérience artistique. Ce flux se constitue bientôt comme un épiderme vibrant, une enveloppe mêlant ensemble sujet et objet, art et vie, dans la même aspiration, dans le même désir. Et peu à peu au fil de l’achèvement de l’oeuvre, ce flux se réifie, s’élève pareille à une muraille qui s’offre comme différenciation, limite du soi et du non-soi, du soi et de l’autre, du soi et de l’ailleurs."
Texte for La Générale

Lacritique smart brunch on Friday 16 but you can soon read about this débat on their website...


Openings! What I missed! Vernissages! Ce que j'ai manqué....MOLUSK NEW ATELIER IN MONTREUIL!

Opening of Molusk new atelier on Friday November 9. Photo on their invitation! L'atelier bien rangé...



Anthony Masure and Lucille Saliou two very very talented French designers. Bye bye to Ateliers de Paris, they are now located at ATRIUM in Montreuil.

See and buy on their website MOLUSK aquatic jewels and the new new and bold bold gold armor necklace.



Molusk (Anthony Masure et Lucille Saliou) crée des bijoux innovants inspirés du monde aquatique, combinant plastique fondu et argent.

dimanche 30 septembre 2007

Festival Emergences : vive l'art quand il nous galvanise!

Eniarof is a unique concept for a new form of carnaval, or « fête foraine », mixing the logic of flash mobs, gore, digital arts, classic video games, mashups, karaoke, BBQ, cotton candy, and anything weirdly kaiju-esque on a foggy night that just wants to have fun.

Dans la Mezzanine de la Maison de la Villette à Paris, les visiteurs s'agitent frénétiquement sur une dalle de bois pour faire avancer les coureurs d'HyperOlympic, un jeu d'arcade revisité par Eniarof.


Giorgio Partesana et Djeff Regottaz : jeux mythiques et détournement artistique photo decept.org

Eniarof est un anagramme de « foraine » nous révèle Djeff Regottaz, dekalko studio un des concepteurs qui présente des installations au Festival Emergences . Eniarof est un avant tout une fête populaire, à laquelle se joignent des artistes à dimension électronique ou numérique. Chez Eniarof, collectif originaire d'Aix-en- Provence, le bricolage multimédia fait partie des attractions au même titre qu'un concours de barbe à papa ou autres inventions joyeuses et communicatives. Eniarof est à sa place dans le brassage créatif de ces nuits d'Emergences du 28 et 29 septembre où dispositifs interactifs, installations, jeux, et surtout musique se côtoient dans un parasitage explosif et organisé.

Eniarof : les forains électroniques à l'oeuvre

« La dalle est là pour simuler un joystick humain et faire prendre conscience au joueur de ce qu'il inflige à son joystick! » Un franc succès pour cette installation «  sportive anticellulite » pour deux joueurs Djeff Regottaz et les artistes d'Eniarof ont misé sur la vogue duretrogaming et le revival des jeux d'arcade des années 80. A la maison de la Villette beaucoup avouent un plaisir régressif à retrouver « les jeux auxquels je jouais quand j'avais 7ans! » Un léger détournement suffit à faire basculer le jeu en geste artistique. «Mine Vectrex storm, par exemple, conçu avec Max SP, commence comme un jeu classique, tirer sur des vaisseaux spatiaux, mais il peut muter en oeuvre graphique si le joueur décide d'intensifier l'allure. Il suffit de manipuler la commande vintage du Vectrex (une vraie console antique année 82) pour voir surgir sur les 3 écrans un triptyquegraphique de sublimes objets célestes. Un peu plus loin dans Mad-nes, le jeu est suspendu à un cube qu'il faut manier comme une balançoire. Redéfinir l'espace du jeu est un des axes d'Antonin Fourneau, créateur du concept d'Eniarof, et de ses acccolytes. Eniarof est une réflexion qui observe un dogme - à lire sur le site  - . Une manifestation très prometteuse qui en est à sa 5ème édition après un passage par la Slovénie.

Performance avec Cartilage Records

Mais c'est l'heure de fendre la foule pour apercevoir les deux japonaises de kikifruit (ou de Kiiiii,? ) qui se joignent en une transe communicative au son de la musique de Cartilage Records. Et c'est peut-être la magie de cette nuit de nous entraîner dans la danse avec ces performances qui se succèdent. En noir armée d'une cravache reptilienne qu'elle agite au-dessus du public, l'une des deux performeuses danse, danse, danse En DJ déchaîné un sbire masqué aux platines (Kikifruit? DJ Motocross,?) se jette parfois dans la scène et fait tourner les danseurs, pendant qu'un sein nipon se dévoile pudiquement une fraction de seconde à la lueur stroboscopique.

Le site de Cartilage : http://www.myspace.com/cartilagerecords

Le site de kikifruit http://www.myspace.com/kikifruitfromboulorod

Echantillon du duo japonais kiiii http://www.kiiiiiii.com/ ?sur youtube. http://www.youtube.com/watch?v=oaLgzyQ2UMY

Commentaire sur kiiiii : «  i love Kiiiiiii! They are absolutely my FAVORITE live band in Tokyo! You can always expect a hillarious and very fun show :) 

Chanson via mobile avec « Je chante pour toi »


« I Sing for you » : simple and fun device creating ephemeral social link via your mobile phone.

Autre style plus soft mais tout aussi fun Je chante pour toi de Ivo Flammer et Yoshie Kaga. Ce qui étonne c'est la simplicité du dispositif : prendre un badge autocollant pour s'identifier, puis appeler le numéro de Je chante pour toi. Un répondeur vous donne le choix entre enregistrer une chanson ou écouter une chanson de l'autre, grâce à son numéro de badge. Au fil de la soirée des groupes se forment : un choeur collectif de bel cantoou d'opéra italien . Chacun a conscience que sa chanson, celle qu'il a choisi et enregistré sur son mobile (prix d'un appel local) livre un peu de son image et de son identité. Un dispositif léger et ludique, une installation nomade à décliner dans bien d'autres situations : pédagogique, par exemple. Je chante pour toi devrait être expérimenté dans les cours de récréation, comme antidote aux jeux violents.

Vive l'art quand il nous galvanise!

Croisé cette nuit là à Emergences Mathieu Margerin du Festival Mal au Pixel, David Guez qui prépare avec Christophe Bruno un dispositif top secret pour Nuit blanche,quelque chose à voir avec Second Life qui sera dévoilé avant le 6 octobre, ri avec la joyeuse bande du CiTU (Création Interactive Transdisciplinaire Universitaire). Oui, vive l'esprit festif! Vive l'art quand il nous galvanise!

A noter la performance de Poptronics : un marathon éditorial. Poptronics « a fait le voyage jusqu’à Strasbourg pour suivre en direct les Nuits de l’Ososphère et réaliser le premier pop’lab papier réalisé en temps réel, en une nuit, le 28 septembre 2007 »

samedi 29 septembre 2007

Guerilla et jardinage

Source illustration : « Square aérien » étude sur les nouvelles forme de végétation urbaine à Paris,  coloco avec Gilles Clément.

Après une interruption numedia-art reprend son cours au rythme aléatoire des choses vues et entendues, des sentiments et des sensations, de l'innovation qui nous parle. Bilingue parfois.

In 5 years Emergences has become a major rendez-vous for electronic cultures and new art forms in Europe.  Once again an original and multidisciplinary programme and eccentric shows at the Maison de la Villette in Paris close to la Cité des Sciences.  Two electro nights September 28 and 29 and Playgreen an enchanting international encounter and a fisrt step to The Smart City.

Quand la ville est triste, quand il pleut, quand les parkings désolés se multiplient dans le voisinage, appelez des amis, formez des troupes et lancez-vous dans la guerilla/jardinage. Avec cette thématique, la ville intelligente, et ces «nouvelles formes artistiques liées au végetal», le festival Emergences élargit encore ses champs d'investigation, toujours originaux. La rencontre SMART CITY à la Cité internationale Universitaire de Paris le 26 septembre réunissait ceux qui veulent changer l'espace urbain via la création artistique : art en contexte, guerilla artisitique urbaine, ville interactive, art mobile, et autres « formes d'appropriation artisitique et critique de la ville ».

On connaissait la guerre en dentelle, la guerilla/jardinage n'est en rien frivole. Elle est pacifique, participative et politique. Principe et exemples de ce mouvement écologiste international sur le blog de Richard Reynolds qui coordonne www.guerillagardening.org Il s'agit de prendre le pouvoir mais un pouvoir poétique, dont le but est l'embellissement le respect du végétal, le respect de l'homme et son refus de vivre dans un espace urbain négligé ou abandonné. Souvent assez simple à réaliser, avec truelles, pelles, graînes et terreau, ce jardinage se pratique avec les moyens du bord et l'imagination des jardiniers. Ainsi la très vénérée statue de Churchill de Parliament Square à Londres s'est trouvée affublée d'une perruque à l'iroquoise...en verte pelouse. Par leurs actions visibles mais non intrusives, qu'il s'agisse de mettre en valeur les plantes natives ou encore de souligner l'ingrat panneau signalétique d'un village d'un massif de tulipes écarlates, choisies dans le respect de l'environnement parce qu'elle ne se coloniseront pas, ces écologistes non intégristes démontrent que l'implication peut être une des solutions dans l'espace urbain et que l'action directe peut être non violente.

Dans la même veine le groupe coloco invente des jardins aériens, par exemple des murs sur lesquels on peut se circuler parmi des balcons de plantes, un travail qui accompagne le développement vertical de la ville. «Comment penser différemment le paysage, en termes d’esthétique mais aussi de revendication citoyenne ?» Ils publient le Guide des alternatives au désherbage chimique.Une table ronde Playgreen modérée par Cécilia Brazier, Bio_cité, conclut la rencontre. Alice Leroy de la Ville de Paris cite Main Verte, un dispositif qui souhaite encourager le développement de jardins collectifs s'appuyant sur une démarche de concertation et d'implication forte des habitants.

Quel rapport entre l'herbe et l'art? Pour Stéphane Cagnot, directeur artistique, il s'agir d'ouvrir le « champ des possibles». Dédale a toujours privilégié les projets fortement contextualisés. L'hybridation des formes artistiques est une tendance soutenue dès le départ par le Festival Emergences. A suivre les nuits blanches électriques du 28 et 29 septembre à la Maison de la Villette : scénographies éclectiques, musiques électroniques et performances de la scène internationale émergente.

Autres collectifs présentés en première partie : Raumlabor (Allemagne), Exyzt (France), LAb[au] (Belgique).

Le programme, tous les artistes et les infos pratiques sur le site du Festival Emergences : http://www.festival-emergences.info/

samedi 23 juin 2007

Territoires : "La Folie des Grandeurs"....

Le 26 juin regorge d'événements à Paris. Mais c'est peut-être au Mans, dans la Sarthe qu'il faut aller.

Le 3ème festival d'architecture "Petites Machines à Habiter", organisé par le CAUE (Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement)  et de de la Sarthe, se déroule en Sarthe du 26 juin au 30 septembre 2007 . Le Mans . Mamers . Jupilles

http://www.caue-sarthe.com/

En 2006, le CAUE a lancé un appel à propositions architecturales sur les folies (petites constructions agrémentant un jardin ou un parc, exprimant les passions et l'extravagance de leurs propriétaires). La construction envisagée devait intégrer l’usage du bois dans sa quasi-totalité et être l’expression de ses propriétés intrinsèques par le jeu d’usages renouvelés et poétiques. Une cinquantaine de participants ont répondu au concours . Trois projets ont été primés et quatre autres se sont vus attribuer une mention spéciale.

Romain Viault et Mélanie Jamin, architectes, sont parmi les lauréats de ce génial concours : des maisons en bois avec tout, oui tout, pour une somme très abordable, tel était le défi lancé. Mieux que les maisons à 100 000 euros ? Certes il s’agit d’une « folie », et d’un « petit habitat », mais cela mérite de rencontrer ces jeunes talents à l'occasion de cette exposition.

Bravo au CAUE de la Sarthe pour cette initiative ! On peut acheter le catalogue en ligne sur le site du CAUE de la Sarthe. 20 euros, attention série limitée.

CAUE de la Sarthe, directeur Nicolas Duverger, architecte DPLG

1 rue de la Mariette 72000 Le Mans

tél. 02 43 72 35 31

fax : 02 43 84 79 30

"Territoires numériques" et Smart City : le thème du prochain festival Emergences

Source image : Dédale

Dans la continuité de son programme "Territoires numériques" mis en place en 2004, la cinquième édition du Festival Emergences inaugure une nouvelle thématique intitulée "SMART CITY".

Il s'agit de mettre en place sur plusieurs années un important chantier artistique consacré aux nouveaux enjeux liés aux mutations de la ville d'aujourd'hui. Ce chantier se traduira par un travail de recherche, la production de projets in situ et en contexte, et l'organisation d'événements en France et à l'étranger.

 L'édition 2007 d'Emergences, constitue la phase de lancement et de préfiguration de ce projet. Elle présentera un workshop international réunissant des jeunes architectes, artistes et chercheurs européens, une exposition et des soirées (spectacles, concerts, performances) fin septembre à la Maison de La Villette.

 > bientôt plus d'informations en ligne : http://www.festival-emergences.info

jeudi 14 juin 2007

"Spectateurs à l'œuvre" : une rencontre avec Samuel Bianchini

Illustration : niform
Installation interactive, 2007
Grandes Galeries de l’École régionale des Beaux-Arts de Rouen, mai - juin 2007

"Spectateurs à l'œuvre" :

Une rencontre avec Samuel Bianchini
à la Ménagerie de Verre

à l'invitation du collectif Echolalie dans le cadre de la résidence de Philippe Quesne / Vivarium Studio

vendredi 15 juin 2007 – 20h00
12 rue Lèchevin, 75011 Paris - Métro Parmentier

 « Spectateurs à l’œuvre »

Meeting with international French artist Samuel Bianchini. His interactive works are both exciting and complex, travelling around Europe and the world from Paris, Palais de Tokyo to ZKM à Karlsruhe, Germany or Séoul. He lives and works in Paris, and will be exchanging this Friday 15 about his recent exhibitions. Visitors will be able to play around with « Tous ensemble », an interactive installation.

 "Spectateurs à l'œuvre"

 Le titre n’est pas choisi au hasard. A chaque dispositif interactif de Samuel Bianchini, c’est une nouvelle partition à jouer pour le spectateur, face à l’installation déployée sur grand écran, sans mode d’emploi ou cartel trop explicite. L’interface peut varier. Haut parleur dans lequel hurler pour provoquer une action sur l’écran dans le cas de « Temps libre » (2004), parfois une simple souris, mais qui peut révéler une interaction récalcitrante, détonante, et donc excitante. C’est intuitivement et progressivement que les « spectateurs à l’œuvre » découvrent le rôle qui leur est assigné, et le sens profond de l’interactivité proposée. « Qu'elles soient “in situ”, déployées en installation, ou sous forme de “site”, partagées via internet, les œuvres de Samuel Bianchini posent les conditions d'expériences esthétiques opératoires, de situations souvent conflictuelles et jamais résolues. » 

 « Tous ensemble » est le dispositif  qu’on pourra expérimenter vendredi 15 juin à la ménagerie de verre à l’occasion d’une rencontre avec Samuel Bianchini où seront présentées des œuvres récentes ou en cours, comme « niform » (2007) qu’on aura pu voir du 10 mai au 9 juin 2007 à l’Ecole Régionale des Beaux Arts de Rouen.

 Site web de Samuel Bianchini : http://www.dispotheque.org

Site Web d’Echolalie : http://www.echolalie.info/index.php?cat=rencontres

mercredi 13 juin 2007

Rencontre(s) avec Edouardo Kac

Source image "Lapin en fuite",  Free Alba! (2001-02) Drawings by Eduardo Kac

http://www.ekac.org/, site d'Edouardo Kac

Le bio art est une nouvelle forme d'art qui a émergé de l'impact culturel des biotechnologies. D’Edouardo Kac le grand public ne connaît souvent que le lapin vert fluo (le célèbre GFP Bunny Alba) qu’il porte dans ses bras dans les portraits que la presse fait de cet artiste international d’origine brésilienne. La présentation proposée Annick Bureaud, (Leonardo/olats), pour faire connaître son œuvre était d’autant plus remarquable. C’est avec une grande clarté qu’Edouardo Kac est intervenu pour parler à la fois de ses travaux, mais aussi leur finalité. A un moment il demande à la salle de  mettre une main sur l’autre et de sentir la chaleur se dégager. Il n’y a pas de moyen plus simple de nous faire ressentir ces ondes qui nous entourent., et de nous faire comprendre que notre perception du monde est limitée. Nous sommes sourds et aveugles à l’animal, au végétal ou plutôt nous les situons dans une échelle de valeurs et un espace arbitraires. Utiliser la biotechnologie est pour Eduardo Kac un moyen de faire basculer cette vision et de réagencer l’animal, le végétal, l’homme, dans ce qui, peut-être est une vérité future non encore perceptible. Ainsi la série des biotopes, microcosmes vivants accrochés aux murs d’une galerie ("Specimen of Secrecy about Marvelous Discoveries", Biennale de Singapour, 2006).et en constante interaction avec leur environnement. Une représentation  de ces gènes nomades invisibles qui ont envahi notre univers mental et physique, et qui sont soumis à une « redistribution imprévisible » à chaque transport.

Retour sur Genesis où « Kac incite les participants à provoquer des mutations génétiques en temps réel ». Ainsi va la biosphère …quelles seront les interactions à venir ? Celles de Kac sur le site d’Edouardo Kac.

 Actualités :

Rencontres : La relation art-science-technologie, mardi 26 juin 2007, Ensba, Paris, France.

A l'occasion de la parution du livre : Signs of Life: Bio Art and Beyond, Eduardo Kac (Dir.)
Leonardo/Olats et l'Ensba proposent une table-ronde sur le thème :Leonardo à MIT Press http://www.leonardo.info/isast/leobooks.html

mardi 26 juin 2007

18h – 20h

Ensba – Ecole Nationale des Beaux-Arts

14 rue Bonaparte – 75006 Paris

Salle de Conférence, 1er Etage

 Avec : Roger Malina, Président de Leonardo ; les auteurs :

Frank Popper (From Technological to Virtual Art), Eduardo

Kac (Signs of Life: Bio Art and Beyond) ; modération Annick

Bureaud.

source : Olats et pourinfos.org

lundi 11 juin 2007

ArtCamp à Rennes (1)

Livre d'or de ArtCampEurope proposé par François Leclerc, en charge de la presse à la direction régionale de Bretagne d'Orange : un papier spécifiquement tramé pour envoyer des messages électroniques - avec un stylo "magique", crayon communiquant Nokia- : un des services de traitement de formulaires en temps réel d'Orange, détourné par l'artiste  new-yorkaise Cynthia Beth Rubin.

Qu’est-ce qu’un BarCamp ? Un réseau international de « non-conférences », où chacun met « la main à la pâte » pour des proposer  « démos » ou des débats autour des technologies, de leurs avancées et de leurs usages. Les Champs libres, un  vaste et lumineux espace culturel de Rennes accueillait samedi 9 juin les 60 barcampers pour un ArtCampEurope «thématisé sur les pratiques artistiques actuelles (arts numériques, net art, arts vivants, arts plastiques) en lien avec les sciences et/ou les technologies de l'information et de la communication (TIC). »

 Démos et  dispositifs

 « Un led, une pile, un aimant…et c’est tout ! ». Mathieu Tremblin, un jeune artiste rennais membre du collectif Les Frères Ripoulain  fait une démo d’une action de graffiti au laser sur Graffiti Research Lab. L’ équipe d’Orange de Rennes, dont Micheline Perrufel, recherche et stratégie,  s’est rassemblé autour de la ligne de recherche de prédilection d’Emmanuel Mahé expert senior Recherche : quel est l’apport des artistes dans la chaîne de conception à la diffusion, en terme d’innovation de rupture. Ces gentils « non-organisateurs » (expression barcampienne) ont imaginé un dispositif pour les participants : présentation et brain storming dès l’arrivée pour déterminer des ateliers. Présence internationale avec des étudiants de diverses nationalités venus du Saint-Martin College of Art & Design, Londres, une artiste new-yorkaise, Roger Malina directeur d’Olats Il ressort trois thèmes des foules de questions posées sur le wiki :

  1. l’art dans l’espace public
  2. interface homme machine
  3. L’artiste et l’entreprise

C’est ce dernier thème,  proposé par Arentxa Mendiharat qui a innové en la matière avec http://www.disonancias.com Art for innovation, résidence d’artistes en entreprise, que je choisis.     


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