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dimanche 27 octobre 2013

SHOW OFF : l'art numérique, entrée dans le marché de l'art

                                                                                      Univers-Iles de Hugo Verlinde, sculpture, vidéo

SHOW OFF : l'art numérique, entrée dans le marché de l'art

SHOW OFF présente pour sa 8ème édition plus de 180 œuvres d'art numérique. Cette foire d'art 2013 pose clairement l'art numérique en terme de marché de l'art et non plus comme une éternelle innovation en marge de l'art contemporain. Le choix de Dominique Moulon, directeur artistique, est pour beaucoup dans ce nouvel ancrage. Il figure parmi les pionniers de ce réseau de théoriciens de l'art, universitaires, plasticiens et programmateurs culturels, qui ont contribué à faire connaître ces artistes entre 1995 et 2000. Il s'est allié avec le Québec pour donner une dimension internationale au « show ». Cet ancrage affirmé dans l'art contemporain et l'entrée marché de l'art rejoint le parti pris de la galerie Charlot où les œuvres d'Antoine Schmitt, ballets quantiques,  côtoient celles de Pontus Carle, huiles et collages papier, dans une même exposition (Jusqu'au 23/11/2013).

                                                                Swarm d'Antoine Schmitt http://www.galeriecharlot.com/


La Galerie Charlot avait exposé Jacques Perconte ( « J'ai plongé dans le numérique en 1995 » dont l'oeuvre Santa Maria Madalena (film génératif 2013) est présente à Show Off. A Show Off des œuvres iconiques comme l'installation Portrait interactif d'Osar en temps réel (2005) de Catherine Ikham et Louis Fléri, où un visage virtuel énigmatique suit lentement le visiteur qui lui fait face (Galerie Albert Benamou). D'autres artistes à découvrir ou redécouvrir : coup de cœur pour Univers-Iles de Hugo Verlinde ou Light Canvas II de Joannie Mercier. Se laisser fasciner par les jeux de lumière, de pixels, le grain de la vidéo, ou l'explosion de couleurs du déploiement génératif en temps réel.

De l'installation monumentale à l'oeuvre modulaire

Les artistes connus pour leurs installations on fait l'effort de rendre « domesticables » - selon le mot amusant de Djeff - leurs œuvres monumentales en les présentant sous une forme plus accessible aux collectionneurs : « extraits » d'installations à formats modulables, encadrements classiques, formats "tableaux", photographies sous Diasec, ou encore sculptures et objets sorties des imprimantes 3D, technologie avec laquelle on devra compter. Ainsi Miguel Chevalier (dont on peut visiter actuellement l'exposition personnelle http://www.cda95.fr/en/node/891 POWER PIXELS 2013 au CDA d'Enghien-les-Bains), connu pour ses installations parfois monumentales comme Power Pixels Carrières de Lumières aux Baux de Provence (2012), expose à Show Off Nuage Fractal, 2013, œuvre générative de réalité virtuelle superbe ET manipulable (sur écran LCD). Djeff a conçu Breeze une installation interactive de type monumentale de 10 m sur 10 m qu'il a domestiqué « à taille réduite de 60 cm2 qu'on peut accrocher sur le mur ». L'oeuvre est modulaire. Il a utilisé des ventilateurs, objet usuel : lorsque le spectateur est face à l'installation, on lui fait croire à une machinerie complexe, on simule une interaction, alors qu'il s'agit de composants électroniques simples, un simulacre de technologie. Faire prendre conscience que « souvent la technologie peut être une poudre aux yeux », et qu'il faut « se l'approprier avec les bonnes références », porter une « autre regard  sur la technologie qui nous entoure » .

Eurasia de Pascal Dombis est une immersion dans des dizaines de milliers d'images associées à des couleurs primaires, confrontation entre le sens des couleurs d'Asie et d'Occident dont l'animation est plus classiquement cinétique que virtuelle. Maurice Benayoun dont on se souvient que l'installation d'envergure qui était à l'entrée du Grand Palais ou encore à Ars Electronica expose des extraits sous Diasec de ses installations, comme avec à chaque fois une valeur ajoutée comme par exemple différents titres qui changent le sens d'une même œuvre. Il continue dans la voie des jeux de la fiction et des symboles dans l'espace public. L’œuvre achetée l'est-elle pour elle-même ou pour la piqûre de rappel sensible de l'expérience mémorable ? Question ouverte à poser aux visiteurs et collectionneurs.

Les Nouveaux supports de l'art

Les artistes dans le contexte de Show Off ont également fait l'effort de tester de nouveaux supports. Ainsi on pouvait voir Samuel Bianchini manipuler  des tablettes numériques pour en tester la qualité pour l'accueil deAll Over présentée au Jeu de Paume

Catherine Nyeki continue à nous fasciner avec ses micro-organismes imaginaires et présentait sous globe des images extraites de ses vidéos HD MimetiKa (Globulus) tirage unique de 20 pièces qu'on peut encore acquérir pour un prix raisonnable.

Une sculpture sortie d'une imprimante 3D trônait sur le stand de Miguel Chevalier.

Le soir du 22 octobre )Thomas Cheneseau nous a convié via à une performance ou la présentation en temps réel d'une galerie virtuelle ( à retrouver sur http://spamm.arte.tv/  Sous la direction curatoriale de Reynald Drouhin, sur le thème du drapé de données, on pouvait expérimenter de façon jubilatoire des œuvres vivantes vibrer et s'animer sur des sites Web dédiés – y compris des images GIF - sur une galerie Internet relevant de la catégorie net art dont incident.net a été pionnier.


Ci-contre MimetiKa (Globulus Catherine Nyeki


jeudi 19 juin 2008

Suivez ARTANK...


L'aventure continue sur artank

http://www.artank.fr

dimanche 18 novembre 2007

DiVA 2007

Source image : Walsh Gallery The Stage , Jongbum Soi, DIVA NY performance, video and sound, 2006, 

"The process of capturing events that are invisible to others with your own eyes becomes art." (Shigeko Kubota, DiVA 07 catalogue)

The strike in France going on, we had a hard time getting to DiVA though at the Palais Royal in the center of Paris. We missed screenings and other  VIP goodies. Finally we made it on Sunday 18, and it was an interesting quiet meeting with young  corean artists all so eager to comment their work. Nam June Paik heritage was definitively somewhere around DiVA, along with a tribute to Shigeko Kubota - at least in the catalogue.


On se souviendra de l'émouvant hommage à Nam June Paik au Centre Pompidou le 2 octobre 2006, largement orchestré par Anne-Marie Duguet professeur à l'Université Paris I et directrice de la collection Anarchives. Hommage en présence de Shigeko Kubota, veuve de l'artiste. Ce qu'on sait peut-être moins moins c'est que Naim June Paik né en 1932 à Séoul (Corée) a influencé toute une lignée de jeunes artistes coréens. C'est ce qu'on découvre à la Walsh Gallery (Chicago) Notamment,  Jongbum Choi, qui illumine d'une fresque virtuelle le soir de l'ouverture de DiVA la façade du Louvre des Antiquaires à Paris où a lieu la troisième édition de manifestation du 15 au 18 novembre.

Last judgment in Cyberspace Miaio Xiaochun courtesy of Walsh Gallery, Chicago

Parmi les autres artistes présentés à la galerie,  Zhou Xiaohu et une étrange histoire de combat entre l'homme et la femme qui se joue en tatouages animés sur les corps (The Gooey Gentleman, video, 4m 22s). Le corps est aussi l'élément central de la vidéo de Miaio Xiaochun Last Judgement in Cyberspace, Where Will I go? (DVD HD 2006), corps de l'artiste, sculpture digitale qui prend son envol, marche et court au ralenti sur les nuages de l'espace virtuel. Pour se nouer à d'autres corps et ériger des compositions, réminiscences d' oeuvres occidentales célèbres. Lea questionnement de l'artiste au début de la vidéo, en substance "où allons-nous?", "ou devons-nous aller?" s'adresse à la condition humaine divisée entre virtuel/réel et à l'artiste asiatique face à l'influence occidentale, doit-il la subir, s'en inspirer ou s'en dégager? Prix de vente à DiVA : 13 700 euros.

La Blogosphère de Larsen, reflet chez un visiteur de DiVA

A la galerie KernotArt Argentine Lee propose Database panorama (2007), une vidéo bien huilée de payasage urbain, déconstruction de la Tour Eiffel  qui se poursuit à l'infini. Aimablement gadget (en apparence) LLND propose d'enregistrer la performance unique du collectionneur manipulant une "sculpture participative", sur clef USB (450 euros).  Il y eut des amateurs. Dans les couloirs, un ex-journaliste et critique de Technikart Robin Dillon présente ses photocollages, visages illuminés d'une texture unique trouvée par hasard, des plumes  d'une tribu péruvienne. Je regarde une des dernières projections proposées tout au long de la manifestation, c'est justement une vidéo de Shigeko Kubota, éclats métalliques aux couleurs RVB.

La grève en France a été un obstacle pour se rendre aux divers rendez-vous proposés, plutôt bien pensés et démocratiquement offerts cette année par Eric Mezan Directeur d'Art Process et La navette de l'art contemporain et Thierry Alet Directors of Exhibitions (frereindepedent.fr, New York).  J'ai manqué le voyage organisé jusqu'à l'abbaye de Maubuisson pour visiter l'exposition Douce France de Olga Kisselva (octobre 2007 février 2008). Rendez-vous futur à l'Abbaye :  "L'art contemporain pour qui?" organisé avec le CERAP le 27 novembre de 9h à 17h 30.

On trouvera dans le catalogue de DiVA, Digital and Video Art Fair, A tribute to Shigeko Kubota sponsorisé par Mamie Nova le descriptif de la manifestation, artistes, galeries. Et un compte-rendu dans la critique.org qui organisait un "smart brunch" le vendredi 16 novembre, avec des critiques et des professionnels de l'art vidéo rencontre initiée par Christian Gattinoni, critique d'art et rédacteur en chef de lacritique qui multiplie les partenariats avec les évenements artistiques.

L'apesanteur des corps qui semblent vouloir se libérer du réel pour vivre un vie plus light et plus lumineuse dans l'espace virtuel semble être un leit-motiv de cette édition 2007 de DiVA. On retrouve le corps de l'artiste Youn Aiyoung flottant au dessus des ponts de Paris et dans les nuages, avec un trait plus appuyé et moins "numérique" dans les vidéos Abysse et Floating Time (2006, galerie Bretesché) et sur une installation ou la vidéo, corps générique d'homme en marche, se reflète sur un caillou à la rondeur zen. C'est à la Heart galerie qui se veut le rendez-vous des collectionneurs d'art vidéo qu'on appréhende le mieux la variété des supports numériques, photo, vidéo objet (lampe, télévisions, sculptures, écrans)  : une incitation à la collection que sous-tend les prix très abordables.  Une lampe Blogosphère (2007) de Larsen, globe à base de touches de clavier d'ordinateur, acier brossé, plexi rouge. Corps et robots dans une pièce impeccablement finie de Yan Minh, vidéo HD, aux alentours de 7000 euros - alors que la production en aura coûté 50 000. Pour Jean-Philippe Aka, coordonnateur de l'espace, les prix français n'ont aucun rapport avec les prix américains, où il y a un véritable marché pour ce type d'art.

Art Process http://www.art-process.com/  Navette de l'art contemporain
Miami 7, 8 , 9 décembre 2007
"The simple, modest approach of the PooL Art Fair offers an exciting alternative to the "art fair" experience for dealers and collectors as well as the general public."

samedi 17 novembre 2007

I looooooooooooooooove Geneviève Gauckler


source image : Geneviève Gauckler's works and portfolio.

I Love Geneviève Gauckler I found about her thanks to Jerôme Delormas La ferme du Buisson and bought and offered her books. We wrote about her in numedia-edu.

Cover for Le Monde 2 November Saturday 17 this week-end.  See also inside Le Monde 2 Reynald Drouhin photographs in "Plus belle ma vie en ligne"  And his work on incident.net.


samedi 29 septembre 2007

Guerilla et jardinage

Source illustration : « Square aérien » étude sur les nouvelles forme de végétation urbaine à Paris,  coloco avec Gilles Clément.

Après une interruption numedia-art reprend son cours au rythme aléatoire des choses vues et entendues, des sentiments et des sensations, de l'innovation qui nous parle. Bilingue parfois.

In 5 years Emergences has become a major rendez-vous for electronic cultures and new art forms in Europe.  Once again an original and multidisciplinary programme and eccentric shows at the Maison de la Villette in Paris close to la Cité des Sciences.  Two electro nights September 28 and 29 and Playgreen an enchanting international encounter and a fisrt step to The Smart City.

Quand la ville est triste, quand il pleut, quand les parkings désolés se multiplient dans le voisinage, appelez des amis, formez des troupes et lancez-vous dans la guerilla/jardinage. Avec cette thématique, la ville intelligente, et ces «nouvelles formes artistiques liées au végetal», le festival Emergences élargit encore ses champs d'investigation, toujours originaux. La rencontre SMART CITY à la Cité internationale Universitaire de Paris le 26 septembre réunissait ceux qui veulent changer l'espace urbain via la création artistique : art en contexte, guerilla artisitique urbaine, ville interactive, art mobile, et autres « formes d'appropriation artisitique et critique de la ville ».

On connaissait la guerre en dentelle, la guerilla/jardinage n'est en rien frivole. Elle est pacifique, participative et politique. Principe et exemples de ce mouvement écologiste international sur le blog de Richard Reynolds qui coordonne www.guerillagardening.org Il s'agit de prendre le pouvoir mais un pouvoir poétique, dont le but est l'embellissement le respect du végétal, le respect de l'homme et son refus de vivre dans un espace urbain négligé ou abandonné. Souvent assez simple à réaliser, avec truelles, pelles, graînes et terreau, ce jardinage se pratique avec les moyens du bord et l'imagination des jardiniers. Ainsi la très vénérée statue de Churchill de Parliament Square à Londres s'est trouvée affublée d'une perruque à l'iroquoise...en verte pelouse. Par leurs actions visibles mais non intrusives, qu'il s'agisse de mettre en valeur les plantes natives ou encore de souligner l'ingrat panneau signalétique d'un village d'un massif de tulipes écarlates, choisies dans le respect de l'environnement parce qu'elle ne se coloniseront pas, ces écologistes non intégristes démontrent que l'implication peut être une des solutions dans l'espace urbain et que l'action directe peut être non violente.

Dans la même veine le groupe coloco invente des jardins aériens, par exemple des murs sur lesquels on peut se circuler parmi des balcons de plantes, un travail qui accompagne le développement vertical de la ville. «Comment penser différemment le paysage, en termes d’esthétique mais aussi de revendication citoyenne ?» Ils publient le Guide des alternatives au désherbage chimique.Une table ronde Playgreen modérée par Cécilia Brazier, Bio_cité, conclut la rencontre. Alice Leroy de la Ville de Paris cite Main Verte, un dispositif qui souhaite encourager le développement de jardins collectifs s'appuyant sur une démarche de concertation et d'implication forte des habitants.

Quel rapport entre l'herbe et l'art? Pour Stéphane Cagnot, directeur artistique, il s'agir d'ouvrir le « champ des possibles». Dédale a toujours privilégié les projets fortement contextualisés. L'hybridation des formes artistiques est une tendance soutenue dès le départ par le Festival Emergences. A suivre les nuits blanches électriques du 28 et 29 septembre à la Maison de la Villette : scénographies éclectiques, musiques électroniques et performances de la scène internationale émergente.

Autres collectifs présentés en première partie : Raumlabor (Allemagne), Exyzt (France), LAb[au] (Belgique).

Le programme, tous les artistes et les infos pratiques sur le site du Festival Emergences : http://www.festival-emergences.info/

lundi 11 juin 2007

ArtCamp à Rennes (1)

Livre d'or de ArtCampEurope proposé par François Leclerc, en charge de la presse à la direction régionale de Bretagne d'Orange : un papier spécifiquement tramé pour envoyer des messages électroniques - avec un stylo "magique", crayon communiquant Nokia- : un des services de traitement de formulaires en temps réel d'Orange, détourné par l'artiste  new-yorkaise Cynthia Beth Rubin.

Qu’est-ce qu’un BarCamp ? Un réseau international de « non-conférences », où chacun met « la main à la pâte » pour des proposer  « démos » ou des débats autour des technologies, de leurs avancées et de leurs usages. Les Champs libres, un  vaste et lumineux espace culturel de Rennes accueillait samedi 9 juin les 60 barcampers pour un ArtCampEurope «thématisé sur les pratiques artistiques actuelles (arts numériques, net art, arts vivants, arts plastiques) en lien avec les sciences et/ou les technologies de l'information et de la communication (TIC). »

 Démos et  dispositifs

 « Un led, une pile, un aimant…et c’est tout ! ». Mathieu Tremblin, un jeune artiste rennais membre du collectif Les Frères Ripoulain  fait une démo d’une action de graffiti au laser sur Graffiti Research Lab. L’ équipe d’Orange de Rennes, dont Micheline Perrufel, recherche et stratégie,  s’est rassemblé autour de la ligne de recherche de prédilection d’Emmanuel Mahé expert senior Recherche : quel est l’apport des artistes dans la chaîne de conception à la diffusion, en terme d’innovation de rupture. Ces gentils « non-organisateurs » (expression barcampienne) ont imaginé un dispositif pour les participants : présentation et brain storming dès l’arrivée pour déterminer des ateliers. Présence internationale avec des étudiants de diverses nationalités venus du Saint-Martin College of Art & Design, Londres, une artiste new-yorkaise, Roger Malina directeur d’Olats Il ressort trois thèmes des foules de questions posées sur le wiki :

  1. l’art dans l’espace public
  2. interface homme machine
  3. L’artiste et l’entreprise

C’est ce dernier thème,  proposé par Arentxa Mendiharat qui a innové en la matière avec http://www.disonancias.com Art for innovation, résidence d’artistes en entreprise, que je choisis.     


ArtCamp Rennes (2)

« Méthodologie » :  le mot-clef de l’atelier « art en entreprise »

Le thème est d’autant plus pertinent pour les participants rennais que la première édition d'une biennale,  Valeurs croisées, se déroulera d'octobre 2007 à mai 2008 dans divers lieux de Rennes, qui se propose « d’interroger les relations entre l’art et l’entreprise à travers la notion de création de valeur par le travail ». Parmi les participants à l’atelier Joël Laurent enseignant-chercheur qui a crée à l’université Rennes 2 le master arts et technologies numériques et annonce un programme émergent de 4 ans: « l’œuvre et l’imaginaire à l’ère numérique ». Des artistes comme Yves Pazat, qui préfère le titre de « consultant » à celui d’artiste et qui a eu une expérience de collaboration sur l’interface avec France telecom. Il est qui en demande de procédure concrète: quelle convention entre l’artiste et l’entreprise ? Nathalie Portolan, d’Orange lance le débat avec une pointe de provocation « On attend tout de l’artiste, l’artiste, c’est le Messie qui arrive dans l’entreprise ! » oui mais…comment faire travailler ensemble artistes et ingénieurs ? Marcelle Blandel qui a une expérience de collaboration avec l’école de design de Nantes est très attachée à la recherche de tendances. Yann Le Guennec, artiste avancé matière de design et programmation numérique http://www.x-arn.org/wiki/  témoignera de l’expérience d’overcrowded, art, wiki, et réseau. Intervient un jeune créateur audiovisuel rennais Anthony Rousseau, qui vient de montrer son film au Pocket Film Festival à Paris. Le mot-clef qui ressort du débat est « méthodologie » :

  1. la méthodologie en amont, pour recruter des artistes, et aussi pour que les artistes arrivent à entrer en contact avec les entreprises
  2. la méthodologie pendant la colloboration, qui suppose une connaissance mutuelle de ces deux milieux qui ne se rencontrent que rarement pour collaborer : art et entreprise.

 Une petite incursion dans l’atelier « Art et espace public » permet d’apercevoir Roger Malina à l’écoute de l’intervention d’une artiste Delphine Lebovici, qui de façon pertinente différencie la performance de commande de la performance spontanée, "sauvage" où le ressenti du public de la rue n’est pas le même. Une démarche à suivre. Les démos se multiplient du côté de l’atelier Interface-machines où tous semblent passionnés. Des rapporteurs dans chaque atelier nourrissent sans relâche des pages wiki en temps réel.

ArtCamp Rennes (3)

Un nouveau métier :  intermédaire entre l’artiste et l’entreprise ?

En conclusion de « notre » atelier sur les relations artiste et entreprise, il semble que la Suisse et le Pays basque nous montrent l’exemple. Arantxa Mendiharat, coordonnatrice générale, de Disonancias, une expérience de 3 ans de résidences d’artistes en  entreprise dans le pays basque espagnol, et Irène Hediger, responsable pour l’Institut Cultural Studies in Art, Media and Design à Zurich du programme Artists-in-labs Program, ont toutes deux un nouveau rôle, celui d’intémediaire entre l’artiste et le milieu exogène dans lequel il doit plonger. Toutes deux font partie du réseau artsactive.net Un nouveau métier, peut-être. Pas un agent, comme dans le marché de l’art, mais un facilitateur. Rôle que pourrait endosser une association et son « site d’expérimentation » Au bout du plongeoir . Dominique Chrétien, l’un de ses animateurs, semble avoir intégré ces extensions du domaine de l’art qui prennent des formes inédites, plus proche du social et du politique que de l’esthétique. Collaboration avec François Deck, artiste consultant pour un programme sans nul doute novateur en juin : « L’art de se reposer et d’agir »

Arentxa Mendihat est optimiste : l’artiste peut  (presque) devenir un « fournisseur» comme un autre, et dans 20 ans, plus besoin d’intermédiaire, les artistes auront compris tout l’intérêt de cette piste aujourd’hui à peine émergente en France et s’organiseront eux-mêmes.  D’où l’intérêt de prolonger cette journée conviviale et riche de perspectives comme il a été annoncé en conclusion.

Disonancias : prochain appel aux artistes  en juillet  (période de résidence : novembre 2007 à Juillet 2008) www.disonancias.com

Au bout du plongeoir (Domaine de Tizé) : "chantier non interdit au public" du 13 au 17 juin 07 [en] jeu de société le vendredi 15 juin à 20h 30.

ArtBarCamp Rennes : en savoir plus sur le wiki : http://artcamprennes.pbwiki.com/

samedi 21 avril 2007

Musique et innovation sur Culture Mobile

Illustration : Michel Bertier chef d'orchestre d'un concert de mobiles lors de SIANA 07, dans le hall de l'INT (Institut national des télécommunications) Evry.

Sound is king : visit our partner's website Culture Mobile and read, listen, see, experience in podcast and video our articles (this one is "Allô" in @rtek, innovations in Culture Mobile).

Image source : Michel Bertier and its mobile phones orchestra, La Fanfare électronique, Evry, France.

Le son à l'honneur chez nos partenaires, la rubrique @rtech de Culture Mobile que j'alimente régulièrement depuis sa création, qui a débuté par un portrait de l'artiste Christophe Bruno.  et de son Human Browser.

La musique, le son : d'abord avec un concert de mobile, Allô, du très articulé et talentueux Michel Bertier, chef d'orchestre un peu spécial de la Fanfare Electronique. Une séquence vidéo donne une idée de la mise en place et de l'intérêt du public. Un concert de téléphones mobiles que nous aimerions reproduire en terrain éducatif : on imagine, par exemple, les élèves de 6 ème du lycée Paul Valery, dont le professeur de musique - pardon, éducation musicale - est particulièrement actif. Un contre-exemple au happpy slapping - l'Académie de Versailles et le CRDP ont d'ailleurs produit une brochure instructive sur le sujet du mobile, à télécharger et à diffuser sans modération "Insupportable mon mobile?"

Et puis le sound walk, est aussi le sujet d'un article en cours sur @rtek. Déjà reperé par notre site numedia-edu ... en 2005, comme un peu "entre radio-art, installation sonore et dérive poétique", voir l'article "travelling sonore à la Goutte d'or"SOUND DROP à Pigalle dans le cadre de Nuit blanche coordonné par Jean-Philippe Renoult ,avec l'artiste Thierry Bernard, actuellement au Vietnam,

Enfin Ariel Kyrou, le rédacteur en chef de Culture Mobile m'a entraîné jusqu'à la Cité de la musique pour écouter une passionnante conférence : "Après un an de débats, d'ateliers, de rencontres, de veille, la FING présente les résultats du travail collectif sur l'innovation marchande dans le domaine de la musique." Innovation et Web 2 décortiqués devant une salle pleine, à la fois artistes et costumes cravates. Nous en reparlerons. Ainsi que de l'exposition de Christian Marclay à la Cité de la musique, son oeuvre vidéo "Telephones" fera l'objet d'un prochain billet.

samedi 7 avril 2007

Le mot "art" dans Technorati dans les 90 derniers jours

dimanche 24 décembre 2006

2007 : NUMEDIA-ART is coming soon...

Source image : "Guilty" Flickr, Irina/Riri's © Irina Souiki
Irina Souiki living in Toronto, Canada. « I work as a software developer and have a true passion for photography. »


NUMEDIA-ART is coming soon..

Bientôt NUMEDIA-ART...