« Méthodologie » :  le mot-clef de l’atelier « art en entreprise »

Le thème est d’autant plus pertinent pour les participants rennais que la première édition d'une biennale,  Valeurs croisées, se déroulera d'octobre 2007 à mai 2008 dans divers lieux de Rennes, qui se propose « d’interroger les relations entre l’art et l’entreprise à travers la notion de création de valeur par le travail ». Parmi les participants à l’atelier Joël Laurent enseignant-chercheur qui a crée à l’université Rennes 2 le master arts et technologies numériques et annonce un programme émergent de 4 ans: « l’œuvre et l’imaginaire à l’ère numérique ». Des artistes comme Yves Pazat, qui préfère le titre de « consultant » à celui d’artiste et qui a eu une expérience de collaboration sur l’interface avec France telecom. Il est qui en demande de procédure concrète: quelle convention entre l’artiste et l’entreprise ? Nathalie Portolan, d’Orange lance le débat avec une pointe de provocation « On attend tout de l’artiste, l’artiste, c’est le Messie qui arrive dans l’entreprise ! » oui mais…comment faire travailler ensemble artistes et ingénieurs ? Marcelle Blandel qui a une expérience de collaboration avec l’école de design de Nantes est très attachée à la recherche de tendances. Yann Le Guennec, artiste avancé matière de design et programmation numérique http://www.x-arn.org/wiki/  témoignera de l’expérience d’overcrowded, art, wiki, et réseau. Intervient un jeune créateur audiovisuel rennais Anthony Rousseau, qui vient de montrer son film au Pocket Film Festival à Paris. Le mot-clef qui ressort du débat est « méthodologie » :

  1. la méthodologie en amont, pour recruter des artistes, et aussi pour que les artistes arrivent à entrer en contact avec les entreprises
  2. la méthodologie pendant la colloboration, qui suppose une connaissance mutuelle de ces deux milieux qui ne se rencontrent que rarement pour collaborer : art et entreprise.

 Une petite incursion dans l’atelier « Art et espace public » permet d’apercevoir Roger Malina à l’écoute de l’intervention d’une artiste Delphine Lebovici, qui de façon pertinente différencie la performance de commande de la performance spontanée, "sauvage" où le ressenti du public de la rue n’est pas le même. Une démarche à suivre. Les démos se multiplient du côté de l’atelier Interface-machines où tous semblent passionnés. Des rapporteurs dans chaque atelier nourrissent sans relâche des pages wiki en temps réel.